« Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle»

Cet alexandrin extrait du fameux poème de Victor Hugo « Booz endormi », dans « La légende des siècles », évoque cette plante si abondante dans les prés et talus de notre village et dont les hampes florales surgissent à l’approche des processions rituelles du Vendredi Saint et de la fête de Pâques, célébrant ainsi la mort et la résurrection par leurs fleurs blanches dressées à plus d’un mètre du sol, accrochant la lumière et le regard des passants.

Sa forte présence sensibilisait bien sûr nos ancêtres. Les Grecs anciens situaient dans le « champs des asphodèles », l’un des trois lieux des Enfers avec les Champs-Elysées et le Tartare, le séjour des âmes qui n’avaient dans leur vie ni fait preuve de vertu, ni commis de méfaits, errant sans but pour l’éternité. Les tiges florales sèches constituaient d’excellentes torches ou allume-feu, et les racines souterraines épaisses pouvaient servir de nourriture.

Si malgré le vers de Victor Hugo, aucun parfum ne s’exhale de ces jolies fleurs blanches, il est difficile de ne pas admirer ces plantes printanières émergeant du gazon, comme sur le plateau de La Chapelle Saint Christophe, au-dessus de Nocario.

Sur le site de « Corse-Matin », un article de Lily Figari du 8 avril 2015, très bien documenté, évoque cette fleur bien connue des habitants de l’île, annonce heureuse du printemps.

Partout, sur les talus, s’élèvent les asphodèles.

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