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San Pedrone sur fond d’azur

La montagne qui domine Nocario et toute la Castagniccia force chacun à lever les yeux vers le ciel. Qu’on l’admire de sa base ou que l’on grimpe à son sommet, cette pyramide naturelle ne livre jamais son mystère. Elle couvre de ses larges épaules protectrices les villages de l’Orezza et de l’Ampugnani, excite l’imagination qui voit dans les lignes de sa cime de multiples figures animales. Le San Pedrone semble source d’énergie et de force spirituelle pour tous ceux qui le contemplent et vivent à l’abri de sa présence minérale et divine.

Nanou Battesti le photographie, dès que sa lumière se met à vibrer. Les jours d’hiver dans l’île de Corse, quand l’air devient d’une enivrante limpidité, le ciel est d’un bleu profond et mystique. La montagne s’y découpe avec une vertigineuse netteté. Le téléobjectif puissant révèle de multiples détails où l’oeil cherche la vie, le mouvement secret et s’abîme dans la contemplation. (Photos Nanou Battesti)

Et un panoramique en vidéo …

Quelques photos souvenirs des annees 80

Nanou Battesti a procédé à la numérisation de vieilles diapositives saisies lors de rassemblements traditionnels du village, occasion de faire revivre des visages dont beaucoup sont aujourd’hui disparus, ou fixés dans une jeunesse qui, nous le savons tous, n’est pas éternelle. Beaucoup d’expressions, et c’est leur intérêt, ont été saisies à l’insu des personnes, révélant une touchante vérité, engendrant la nostalgie, certes, mais aussi la tendresse envers ceux que nous aimons. Surtout n’hésitez pas à commenter ces images ! (Photos Nanou Battesti)

Poudre de neige, début d’hiver

Quelques flocons sont tombés sur le haut du hameau de Nocario, annonçant l’hiver. C’est le temps où l’on se calfeutre et où l’on profite du feu de la cheminée. L’hiver sera-t-il plus ou moins rude cette année ? (Photos Nanou Battesti)

Sainte barbe fêtée, mais masqués

Par un temps froid et pluvieux, dix-huit personnes se sont rassemblées dans La Chapelle de Nocario pour prier et célébrer la fête annuelle de la Sainte à laquelle La Chapelle de Nocario est dédiée. Crise sanitaire oblige, les masques étaient de rigueur, tant chacun est conscient de l’importance de tous nous protéger de la sournoise contagion. Qu’importent les conditions, pour les plus fervents et les plus fidèles aux traditions villageoises, vénérer la sainte était impératif. Que ces prières puissent aider à nous délivrer de cette inédite pandémie.

Procession de 1992

Quelques fidèles de la procession de 1992. Des visages aimés et disparus.

Photo prise sur le parvis de la chapelle Sainte Barbe, lors de la procession de 1992, où l’on reconnaît Laurence, Gisèle, sa sœur Francine et leur mère Anna, Charlotte, Lucie, Annick. Celle dont on ne voit que le front est Paulette Zanettini. Les deux fillettes sont Anne-Julie Martinez, la fille de Thérésa, et sa cousine Marina, qui tient la croix, fille de Nanou et Marie-Claude. Si quelqu’un connaît la jeune femme la main sur le menton, qu’il nous fasse passer l’information.

11 novembre sobre mais fervent

En raison de la crise sanitaire, la cérémonie du 11 novembre à Nocario a été réduite dans son expression, mais comme dans de nombreuses communes sur l’île et sur le continent, le souvenir de tant de jeunes gens sacrifiés reste vivace, avec le désir de ne plus jamais céder en Europe à la tentation de ces affrontements meurtriers et dont les séquelles sont incommensurables.

Dans notre commune, une gerbe a été déposée au monument au mort à côté de la mairie, et la façade di a casa cumuna a été ornée du drapeau français, du drapeau européen et du drapeau corse.

Merci à Patrick Alessandri de nous avoir fait connaître cette publication de Laurent Zaccio sur la page Facebook du groupe « Corse image et histoire »

En souvenir de Sauveur

Sauveur Paoli vient de nous quitter et ses cendres ont été déposées au cimetière du village. Pour évoquer son souvenir voici une petite video datant des années 1990 réalisée par Charles Dufour à la fête du village.

Pas de châtaignes cette année

Paul Battesti, notre maire ne fera pas de farine cette année. Une recherche minutieuse sous les châtaigniers autour de la tombe familiale n’a permis de remplir que le fond d’un sportellu. Est-ce la sècheresse, le changement climatique, la maladie ? Les bogues tombent au sol, désespérément vides. Nanou Battesti en a récupéré quelques-unes pour les déguster grillées, et retrouver le goût des soirées d’automne auprès du feu, mais cela reste symbolique et provoque autant de déception que de plaisir. Les châtaigniers semblent souffreteux, les feuilles rabougries. Il nous reste l’espérance de meilleures futures récoltes.

Le plaisir des châtaignes rôties sera limité cette année (Photo Nanou Battesti)
Et pourtant comme à chaque automne, les rousseurs de la hêtraie célèbrent la lumière intense du mois d’octobre sur les flancs du San Pedrone. (Photo Nanou Battesti)