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Une vue aérienne de nocario, et un survol du san pedrone

Pierre Dufour a mis en ligne sur You tube cette courte vidéo dans laquelle on peut admirer le village de Nocario depuis le ciel, puis survoler le sommet du San Pedrone lors de l’excursion organisée par tout un groupe d’amis. Il a indiqué à Nanou Battesti le lien pour en faire profiter les fidèles de nocario.com

Saint Roch protecteur en temps d’épidémie

Le 16 août, date traditionnelle de la fête de Saint Roch tombait cette année un dimanche, ce qui donnait à la cérémonie un caractère encore plus solennel. C’est un prêtre du diocèse de Poitiers qui est venu célébrer la messe à 11h, dans l’église paroissiale Saint Michel, rappelant dans son homélie l’exemple de Saint Roch, thaumaturge et pèlerin, pauvre parmi les pauvres et marchant à la rencontre des autres, sans préjugé. Une assistance nombreuse, des chants partagés, et bien que la traditionnelle procession n’ait pas eu lieu, un temps de communion bien ressentie par les participants, venus de Nocario, Campana, Verdese, et même de plus loin.

Pour les habitants de chaque hameau de Nocario, Paul Battesti a fait bénir les traditionnels petits pains pour tous les absents afin que personne ne soit oublié.

Bénédiction des pains de la Saint Roch à la fin de la messe

Précisions sur Saint louis

Charly Marcelli, en chrétien fervent, souhaitait que l’on restât fidèle au geste pieux de Louis Ciavaldini qui avait offert pour la chapelle de Sainte Barbe, à Nocario, une statue éponyme de Saint Louis. Le premier saint Louis qui vient à l’esprit, le plus connu de tous, c’est évidemment Louis IX, fils de Blanche de Castille, roi de France, qui régna pendant 43 ans sur le trône de France et mourut à Carthage (Tunis) le 25 août 1270, considéré comme saint de son vivant et canonisé en 1297. C’est pourquoi une procession eut lieu à Nocario le 25 août 2019, date de la fête du saint roi. Toutefois, un doute s’instilla dans les esprits quand fut mené en procession le don de Louis Ciavaldini qu’il porta lui seul à pleins bras il y a quelques années : le saint représenté est vêtu comme un prêtre, avec soutane et surplis, d’une manière peu conforme aux représentations habituelles de Louis IX, couronne sur la tête, et sceptre en main, assis sur le trône royal. Il y a bien une couronne sur la statue de la chapelle Saint Barbe, mais elle est aux pieds du saint, et non sur son chef. Une brève recherche sur le site nominis.fr permit de lever l’ambiguïté : il s’agit de Saint Louis de Gonzague, promis à la couronne de la principauté de Mantoue, mais qui fit vœu de chasteté, abdiqua en faveur de son frère, entra dans la compagnie de Jésus et mourut à 23 ans de la peste pour avoir soigné ses contemporains malades. Ainsi s’expliquent les attributs de la statue : la fleur de lys de la chasteté, la croix de Jésus-Christ de celui qui a préféré la prêtrise à la couronne, qui d’ailleurs gît à ses pieds en signe de dédain de la vanité terrestre. Voici la statue de la chapelle Saint Barbe :

Saint Louis de Gonzague est représenté jeune, en habit de prêtre, fleur de lys et croix en main, la couronne princière à ses pieds.

Cette représentation est fréquente, ainsi qu’on peut le voir sur le catalogue du site Holyart, spécialisé dans les articles religieux.

On retrouve sur cet exemplaire les attributs du saint : la couronne à ses pieds est portée par une « vanité » pour souligner la préférence du saint pour les richesses du ciel.

Ainsi, il serait préférable de fêter Saint Louis de Gonzague, non le 25 août mais le 21 juin, qui est la fête officielle du saint jésuite italien. Il est donné comme un exemple pour la jeunesse, et Saint Jean Paul II l’a institué en 1991 Saint Patron des personnes atteintes du Sida.

Saint Laurent en temps de COVID

Les précautions sanitaires qui perturbent l’été 2020 n’ont arrêté ni une bonne partie des habitants de NOCARIO, ni le père Piotr, pour célébrer la messe et sortir la statue de Saint Laurent autour de La Chapelle Saint Jean ce lundi 10 août. Ces rassemblements religieux ne compensent pas totalement la joie habituelle de l’été, cet année privé de Via Romana et de grand repas du village, mais ils permettent la nécessaire convivialité d’une communauté qui est une grande famille. La tradition de fêter Saint Laurent à Celle e Petricaghju, qui rappelle le martyr du saint et son engagement pour les pauvres en fait partie, comme les exquises frappe et le doux muscat d’après la messe, sur la place Saint Jean devenue agora joyeuse jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière le San Pedrone, notre échelle vers le ciel.

Musique d’arrière plan (Mañana de carnaval – Jobim/Moraes) gracieusement interprétée par Nicolas et Nanou

Saint pierre aux liens fêté le premier août

Lorsqu’on se dirige vers le San Pedrone depuis le col de Prato, on rencontre au bout de moins d’un kilomètre un chemin montant vers la gauche dans le bois. Lorsque les frondaisons s’éclaircissent, apparaît un édifice en ruine, s’achevant sur une petite chapelle de style roman dotée d’une abside en cul de four.

Nombreux sont les habitants de l’Orezza ou de l’Ampugnani à y reconnaître l’emplacement de l’ancienne cathédrale du plus petit des six diocèses historiques de Corse, où chaque année au premier août quelques fidèles se rassemblent pour vénérer Saint Pierre aux Liens, y assister à une messe et à redescendre en procession la statue du saint jusqu’au col de Prato. 

C’est la confrérie de Santa Croce de Quercitello et Stoppia Nova qui anime la messe et la procession par ses chants et sa présence en costumes de la « cunfraterna ». Le père Piotr est le célébrant. La seconde prière du Saint Père François en temps de crise sanitaire est lue après l’homélie.

Arrivés au Col de Prato, dans l’ancienne aire de battage, les porteurs de la statue de Saint Pierre, la tournent vers chaque point cardinal pour une bénédiction. Le « Dio vi salvi » conclut la cérémonie et tout le monde est invité à un verre de l’amitié dans la salle commune.
Comme sont beaux ces lieux de Corse que les traditions ancestrales vivifient encore et pour longtemps.

Fête de Saint pierre aux liens. Procession

Saint Christophe fêté le 25 juillet

Près de 70 personnes venues de Nocario, Verdèse, Polveroso ont assisté, à l’intérieur de La Chapelle Saint Christophe où à l’extérieur, à la messe célébrée par le père Piotr assisté de Charly Marcelli, toujours fidèle. En ces temps de crainte de contamination, certains étaient restés dehors.

Conformément à la tradition, les 22 voitures ont été bénies par le prêtre, afin de protéger les voyageurs.

Merci à Vincent Battesti pour ces photos où se reconnaîtront les habitants qui ont suivi la vieille tradition de la fête de Saint Christophe.

Des vitraux pour achever la decoration de Saint Michel

Robert Stefani avait suggéré au Comité des églises de Nocario de compléter les vitraux posés sur les trois baies vitrés et les deux oculi de la nef par quatre autres vitraux pour orner les oculi en trompe-l’oeil des murs latéraux, afin d’achever l’harmonie de l’ensemble, ce que le Comité avait approuvé, satisfait par les précédentes réalisations.

On se souvient que Robert Stefani avait suivi une formation pour acquérir les savoir-faire nécessaires à la réalisation de son projet de vitraux pour l’église paroissiale Saint Michel, pour laquelle il a déjà exécuté cinq vitraux. Nous lui avons demandé de nous expliquer les sujets iconographiques de ces nouvelles oeuvres, dont la conception a été contrainte par l’absence de lumière extérieure, et a nécessité l’emploi de verres particuliers, translucides pour les croix et opalescents pour les figures de Saint Michel et de Saint Roch.

Robert, vous avez représenté par deux fois le symbole de La Croix et deux figures de saint qui sont familiers aux habitants de Nocario, Saint Michel et Saint Roch, pouvez-vous nous en dire plus ?

« Pour Saint Michel ce sont les ailes de l’Archange qui  se déploient au dessus du San Pedrone, avec la balance de la justice et le glaive qui terrasse le  dragon. Je n’ai pas  retenu le dragon, habituellement représenté sur les vitraux par des verres peints ce qui nécessite un savoir faire que je n’ai pas.
Pour Saint Roch, les attributs habituels sont plus limités. J’ai représenté le personnage qui regarde le San Pedrone (toujours), avec son bâton de pèlerin et son chien. Les vitraux de Saint Roch montrent également en peinture  les plaies qu’il soigne, ce que je n’ai pas retenu.
Pour les deux oculi au dessus des portes latérales, j’ai simplement utilisé le symbole de la croix, l’une intégrée dans une « fleur de vie », et l’autre prise dans un rayon de soleil,  en m’appuyant sur les couleurs dominantes de notre  église : le bleu, le jaune et le rouge.
Concernant  les verres j’ai été contraint de tenir compte de l’absence de lumière venant  de l’extérieur.
Pour les deux croix, j’ai essayé de donner du relief en utilisant une lumière par réfraction sur des verres translucides.
Pour les deux saints  j’ai utilisé une lumière directe sur des verres opalescents car le relief est apporté par la disposition des motifs. »

Il est à noter que ces vitraux ont été posés à plus de neuf mètres de hauteur, sans échafaudage ! Que soient remerciés pour cela Paul, Georges, Estéban et Matéo.

Une operata en 1986 source la juaneta

Ce jour-là, Nanou battesti, utilisait sa caméra vidéo toute récente pour filmer un travail collectif organisé à Nocario pour fixer l’arrivée d’une source destinée à l’alimentation du village en eau potable, la Juaneta.

Lors d’une « operata » précédente, avait été mis en place un long tuyau de polyéthylène qui descendait de la source vers un regard permettant de diminuer la pression de l’eau. Il s’agissait de l’installer de manière durable en y scellant une dalle protectrice.

C’est ce que l’on voit sur ces images extraites d’un film de 27 mn réalisé par Nanou. Nous étions en 1986. On ne pourra les regarder sans nostalgie puisqu’y figurent des habitants aujourd’hui disparus, et bien présents dans nos mémoires, mais aussi des villageois encore bien vaillants, bien que vieillis. On reconnaîtra José Guerrini, Jean-Thomas Battesti, Benedettu Marcelli, François Carbuccia, et Paul Battesti, Marc Battesti, Fanfan Battesti …

Après avoir chargé deux ânes qui appartenaient à Romulus Amoni et à Jean Battesti, les volontaires s’engagent dans le chemin qui mène au lieu-dit « Pastricciola » pour une montée assez rude que les ânes parcourent péniblement. Une fois le regard installé, certains montent jusqu’à la source le long du tuyau d’amenée de l’eau.

Les images ont été reprises d’une diffusion sur un appareil de télévision, et souffrent d’une perte de définition, mais elles sont un précieux témoignage de la vie collective à Nocario.

La musique en fond est une interprétation par Nanou Battesti de la « Valse d’Omessa » de Fanfan Cerutti.

Le gypaète barbu

Cette magnifique photo de gypaète barbu a été prise par Nanou Battesti dans le massif du Cinto, non dans les environs du village, mais elle est le résultat de l’observation patiente et passionnée, et du talent photographique de notre conseiller municipal.

Le gypaète barbu en plein vol. Photo publiée sur la page Facebook « Oiseaux de Corse »

L’article sur le gypaète barbu dans Wikipedia :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gypaète_barbu

Et sur oiseaux.net

https://www.oiseaux.net/oiseaux/gypaete.barbu.html